Les ministres en charge de l'Agriculture se sont réunis par visioconférence, le lundi 10 mai 2021 pour échanger sur le système ouest-africain de stockage de sécurité alimentaire. Au terme des échanges, ils ont reconnu que les conclusions de la déclaration de la « Commission Technique Spécialisée Alimentation et Agriculture » sont en phase avec les points et constats qui ont été examinés par l’Assemblée générale du Conseil national de sécurité alimentaire. Ils ont aussi souligné qu’il est important que les partenaires appuient individuellement les Etats dont la plupart disposent déjà des stratégies de stockage en attente de validation.
Sur cette base, le Burkina Faso soutient entièrement la déclaration de Accra pour « Accélérer l’opérationnalisation des réserves stratégiques de sécurité alimentaire au niveau régional et dans les Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ».
Selon cette déclaration, les ministres en charge de l’Agriculture des Etats membres de la CEDEAO reconnaissent la nécessité d’assurer une forte intégration et une forte cohérence entre la politique de stockage de sécurité alimentaire, la volonté de sécuriser les approvisionnements alimentaires de base des populations par la promotion des produits locaux, les politiques nutritionnelles et de protection sociale des ménages les plus vulnérables et le renforcement de la résilience. Les ministres se sont engagés à mobiliser et à allouer des ressources significatives pour le renforcement et le développement des stocks de proximité et du stockage privé, la constitution et l’accroissement d’un stock national de sécurité alimentaire, l’atteinte à l’horizon 2025 au moins de 1 500 000 tonnes équivalentes de denrées alimentaires formant la base alimentaire des populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Ils escomptent aussi poursuivre le principe de remboursement « grain pour grain » prélevé sur le stock régional, la facilitation de l’allocation des ressources endogènes publiques et privées nécessaires à accélérer la réalisation des infrastructures de stockage, de transformation et de commercialisation, et à favoriser les échanges entre les zones ou les pays déficitaires et celles excédentaires conformément au principe de la libre circulation des biens au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA.
Par ailleurs, les participants ont invité les partenaires techniques et financiers à soutenir les actions de la CEDEAO dans sa lutte contre l’insécurité alimentaire.

