La production du riz présente un grand défi. En dépit des avancées dans la croissance de la production, les niveaux actuels ne parviennent pas à couvrir les besoins sans cesse croissants de la population. Dans un tel contexte, il est devenu urgent de relever les défis liés à l’accroissement durable de la production et de la productivité, à la valorisation et à la commercialisation du riz. C’est fort de ce constat que les acteurs de la filière de la sous-région se sont réunis les 18 et 19 juillet 2019 à Ouagadougou en vue de mettre en place la Coordination des interprofessions de riz de l’Afrique de l’Ouest (CIP-RIZ-AO). Cette structure aura pour mission, entre autres, de promouvoir et de valoriser le riz produit et transformé dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, de coordonner les actions des organisations interprofessionnelles des pays de l’Afrique de l’Ouest et de veiller à la cohérence entre les politiques nationales, régionales et sous régionales de développement de la filière riz. Il s’agira également de faciliter et de promouvoir les échanges intra régionaux du riz. Pour le président du Conseil d’administration du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), Ibrahima COULIBALY, cette rencontre va permettre de renforcer la structuration des filières stratégiques en Afrique de l’Ouest. « Il permettra de disposer d’un précieux instrument de concertation multi acteurs, de négociation avec les pouvoirs publics tant au niveau régional que national », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydro-agricoles, Dr Lamourdia THIOMBIANO, représentant le ministre, a souligné que les défis de l’autosuffisance en riz dans la région ne sauraient être relevés sans une meilleure structuration de la filière aussi bien au niveau des Etats qu’au niveau régional et l’instauration d’une concertation permanente entre les Organisations professionnelles de la filière et les autorités publiques. « La structuration de la filière riz contribuera non seulement à une meilleure prise en charge par les acteurs, eux-mêmes, des problèmes récurrents au sein de la filière, mais aussi à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté », a-t-il indiqué.

