Le Comité de revue du programme budgétaire « Prévention et gestion des crises alimentaires et nutritionnelles (PGCAN) » du Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques a tenu sa première session, le 21 décembre 2018, à Manga, dans le Centre-Sud. Il s’est agi pour les membres du Comité d’examiner les rapports de mise en œuvre des activités des acteurs du programme, d’orienter leurs interventions et de veiller à la cohérence de leurs actions. Le Comité de Revue a également examiné les rapports d’activités ainsi que le Programme de travail et budget annuel (PTBA) 2019 des projets rattachés audit programme.

Selon le Conseiller Technique, Issa SORGHO, représentant le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, le PGCAN vise d’une part, à garantir l’efficacité, l’efficience et l’impact des interventions en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’autre part, à respecter les engagements du Burkina Faso vis à vis des différents accords qu'il a signés. Pour Dr Lamourdia THIOMBIANO, le PGCAN dans ses missions va permettre de prévenir et gérer les crises alimentaires, de réduire le nombre de personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire et d’améliorer les revenus des personnes vulnérables surtout en termes de main d’œuvre à haute intensité puis de rendre performants les indicateurs d’amélioration du stock de céréales pour prévenir les crises.

« Le comité a concerné les projets rattachés à ce programme budgétaire et qui travaillent dans le domaine de la résilience à l’insécurité alimentaire, de l’investissement pour la collecte des eaux, le renforcement des capacités productives des personnes touchées par l’insécurité alimentaire et dans l’amélioration de la productivité des personnes vulnérables », a précisé Dr THIOMBIANO. Il s’agit du Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire (PRRIA) et du Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire dans le Sahel (P1-P2RS).

Au cours des réflexions menées, le comité a reformulé trois recommandations. La première, c’est de voir comment sensibiliser les partenaires à l’approche du programme budgétaire à accompagner le comité pour une meilleure planification et réalisation des activités. La deuxième recommandation, c’est comment arriver à impliquer les acteurs de terrain et non étatiques dans la réalisation des activités de ces projets. Pour terminer, le comité a souhaité la poursuite du cadre de dialogue en vue de permettre de répondre aux besoins des personnes vulnérables afin que les résultats obtenus aient un impact sur la réduction des risques d’insécurité alimentaire.

Au terme de cette session, le comité s’est dit satisfait des échanges et des décisions retenues. Le Conseiller technique, Issa SORGHO, a souligné dans son mot de clôture que la session a permis de confiner la pertinence de la mise en place d’un comité de revue des programmes budgétaires. En outre, il a laissé entendre qu’il a favorisé une synergie d’action par la coordination des différents projets et programmes intervenant sur la problématique de la résilience à l’insécurité alimentaire.